L’aventure débute durant l’été 2024.
Après 15 ans d’évolution professionnelle dont la moitié dans l’agilité, je me suis senti frustré en tant que coach. Je voyais toujours les mêmes choses dans les entreprises. Les discussions chez Ekité, chez Nord Agile, avec les agilistes de la région Hauts-de-France et d’ailleurs, dans de multiples entreprises étaient toujours similaires, avec un constat partagé : les entreprises et les équipes opérationnelles parlaient d’agilité mais ne se comprennent toujours pas.
Parlaient-elles de la même chose ?
Soyons réalistes :
- La littérature est vaste autour de la culture agile plutôt opérationnelle, dans des équipes de réalisation, avec des ancrages autour de l’état d’esprit, des moyens, etc.
- Les valeurs et des principes applicables aux équipes de terrain – manifeste agile, le Cœur de l’Agilité, et d’autres choses encore – sont facilement accessibles et se diffusent depuis plus de 20 ans.
- Des éléments variés existent autour de la culture (Agile et Produit).
- Les références autour des frameworks et des certifications sont légion (que ça soit à l’échelle ou pas).
En parallèle, j’entends parler de transversalité dans les projets depuis mon début de carrière. C’est logique, dans des grandes organisations regroupant des centaines, voire des milliers de personnes, les équipes doivent bosser ensemble pour l’entreprise.
Et quand on cherche, hors de frameworks, cette liaison entre la transversalité et la culture agile, c’est un peu le désert. C’est vide, faible, absent.
C’est ainsi que quelques questions ont émergé cet été-là :
- Quid de l’agilité à un plus haut niveau d’une organisation ?
- Quid de la transversalité et de la culture agile ?
- Parler d’agilité à l’échelle, c’est légitime ou totalement à côté de la plaque ?
- Comment rendre agile ce qui est par nature complexe dans des SI tentaculaires ?
- Peut-on éviter la loi de Conway ?
- Quelles sont les valeurs à adopter pour y arriver ? Est-ce que ce sont les mêmes ? Doivent-elles être reformulées, précisées ?
- Comment la culture agile pourrait se positionner à ce niveau-là ?
- C’est quoi notre responsabilité d’agiliste ?
- [Liste non exhaustive]
J’ai donc décidé de prendre les choses en main et d’amorcer quelque chose dans le cadre de la veille : réunir des gens que j’estime, de tous horizons agiles, pour esquisser un début de vision, plus que nécessaire quand on voit fleurir partout sur les réseaux que « l’agilité est morte ». Le but était d’échanger à titre personnel et neutre. En clair, je désirais confronter nos convictions sur ce sujet pour créer quelque chose d’inédit.
Notre objectif a toujours été d’amener une culture agile transverse au sein des organisations. Culture mêlant celle du terrain, de l’organisation et de l’entreprise.
Avec quelques personnes d’expérience et alignées sur des valeurs agiles similaires et réalistes, j’estimais que nous pouvions apporter une réponse simple dans un monde complexe, à travers un format ouvert et de qualité.
Après de nombreuses rencontres, des tergiversations multiples, de la convergence avec le mouvement PAF (Post Agile Forum), nous avons trouvé le cœur de notre mission : aider les entreprises à être plus efficaces à travers nos expériences et expérimentations.
C’est ainsi qu’est née l’association Keikenchiba, qui a pour but d’organiser et de favoriser les discussions et recherches autour de l’efficacité des organisations, présentes et futures, en favorisant la collaboration et l’innovation durable, quel que soit leur niveau de complexité.
Le but secondaire est de mettre en place les éléments nécessaires à la communication des résultats de ces discussions et recherches.
Si vous désirez plus de détails sur l’histoire, avec Nicolas Tondeur, nous avons fait un lancement de l’association, disponible dans cette vidéo :
Si vous désirez nous suivre sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/keikenchiba